Portrait éditeur IDF 2

  • Brigitte MOREL - éditrice indépendante
    Portrait d’éditeurs indépendants en Île-de-France

    02 fév. 2017


    5 QUESTIONS à Brigitte MOREL, fondatrice des éditions Les Grandes Personnes (www.editionsdesgrandespersonnes.com)


    Julie VEDIE : Qui êtes-vous ?
    Brigitte MOREL : J’ai fait des études de communication centrées sur les métiers du livre. Lire était ma passion, et ça l’est toujours. Je lisais énormément, j’ai travaillé dans des librairies. J’étais sûre de moi : je voulais travailler dans le secteur du livre, comme librairie ou bibliothécaire… Du coup, je suis depuis longtemps dans le métier ! En 1990, j’étais stagiaire chez Albin Michel, puis j’ai participé à la création de Seuil Jeunesse en 1992, et j’y suis restée jusqu’en 2005. J’ai aussi travaillé aux éditions du Panama pendant 4 ans. Je me suis beaucoup intéressée à la fabrication, le travail avec les photograveurs, les imprimeurs… Et puis le contact avec les auteurs me plaît énormément.


    J. V. : Quelles sont les caractéristiques de votre maison d’édition ?
    B. M. : Quand j’ai créé Les Grandes Personnes en 2009, on cherchait un nom, et celui-là est venu un peu par hasard. J’ai commencé par rééditer des titres des éditions du Panama. Je suis depuis longtemps des auteurs comme François Delebecque, Claire Dé ou encore Pascale Estellon. Avec Les Grandes Personnes, je voulais avant tout faire du livre-objet pour les petits et les tout-petits, plutôt que des albums de textes illustrés. S’intéresser aux couleurs, au toucher, aux formes simples, comme dans le travail d’Annette Tamarkin. Le créneau pour les 0-18 mois est finalement assez peu exploité.


    J. V. : Comment travaille un éditeur indépendant en Île-de-France ?
    B. M. : Après avoir travaillé dans de grandes maisons d’édition, j’apprécie particulièrement mon indépendance. Je ne demande son avis à personne sur ce que Les Grandes Personnes va publier : je décide ! À chaque ouvrage se pose la question du format, du papier… On innove beaucoup en matière d’animation, de pop-ups, qui se font de plus en plus pour les tout-petits. C’est un secteur très riche, très créatif, où l’on peut tout se permettre. J’ai l’impression qu’on recrée le livre chaque jour, car la littérature jeunesse est un formidable terrain d’expérimentation. Quelle liberté !


    J. V. : Qu’allez-vous proposer pendant le Salon ?
    B. M. : J’ai l’impression de n’avoir jamais participé au Salon, mais c’est parce que c’est la première fois que j’y vais en tant que Grandes Personnes (rires) ! Aujourd’hui notre catalogue compte 150 titres, on en publie environ 20 par an. Je vais présenter nos nouveautés sur le stand Île-de-France, qui nous offre une belle visibilité. J’espère échanger avec le public, et peut-être organiser quelques signatures avec nos auteurs.


    J. V. : Quel auteur ou personnage littéraire vous a particulièrement motivée pour travailler dans le secteur du livre ?
    B. M. : Je crois que j’ai surtout été très influencée par la BD que mon père adorait quand j’étais petite. J’étais déjà scotchée aux images. Au-delà de la BD classique pour enfants, Tintin ou Astérix, j’ai toujours en tête des images des albums Denoël qu’il y avait chez mes parents, ou de Reiser dans le Nouvel Observateur. Sempé, Reiser, Brétécher… J’adorais cet humour mordant, un peu difficile à développer dans le secteur de la littérature jeunesse.

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